L’allergie au chat

C’est fou le nombre de personne qui se disent <<allergiques aux chats>>.

Mais à quoi sont-elles allergiques exactement? Peut-on lutter contre?

Doit-on renoncer à adopter un chat si nous en sommes victimes?

Non, tout n’est pas perdu!

L’allergie aux chats arrive en troisième position après les acariens et les graminées. Nous sommes nombreux à penser que les allergies aux chats sont dues à leurs poils? Mais c’est faux. En réalité il y a huit protéines félines allergisantes et celle qui possède le pouvoir allergisant le plus élevé se nomme Fel d 1. Naturellement produite par les glandes salivaires et lacrymales du chat, elle est principalement libérée lorsqu’il se lèche et disperse dans l’air très facilement cette protéine. Ainsi, on peut être victime d’une crise d’allergie alors qu’on s’est tenu à l’écart d’un matou. Il semblerait que les mâles entiers produisent plus de Fel d 1 que les mâles castrés et les femelles, mais certains scientifiques démentent cette affirmation. Et ce n’est pas tout! Les chats sont de très bons transporteurs d’allergènes divers, les acariens, le pollen et les moisissures aimant se nicher dans leurs poils.

Une allergie facilement détectable

Les symptômes allergique et asthmatique, on les connaît tous et ils diffèrent selon la personne : yeux qui pleurent, qui démangent, crise d’éternuement, difficultés à respirer, gorge qui gratte, nez pris éruption cutanée, urticaire… Avant d’accuser ces pauvres chats qui n’y sont peut-être pour rien, il est indispensable de consulter un médecin puis un allergologue, qui effectuera les tests nécessaires.

Un plan de bataille efficace

Il est possible d’adopter un chat même s’il n’y a dorénavant plus aucun doute, nos yeux pleurent à cause d’eux. Et pourtant, comme nous les aimons! Ce serait un crève-cœur de nous séparer de notre compagnon ou de renoncer à tout jamais à en adopter un. Bonne nouvelle : on peut mettre en place certaines choses pour éviter les crises d’allergie mais il faut savoir que là aussi, nous ne somme pas tous égaux : pour l’un les symptômes disparaissent au bout de deux mois au contact d’un chat, pour d’autres, c’est de pis en pis! On oublie les antihistaminiques et les décongestionnants qui sont, certes, des remèdes en cas de crise, mais pas des solution à long terme. La désensibilisation auprès d’un allergologue est un traitement de longue durée. Et aussi:

-0n teste le plantain (plante herbacée), 100% naturel. Il existe en gélules et en sirop.

-On supprime les moquettes et les tapis.

-On lave (une fois par mois) notre chat avec un shampoing spécial chat ou on utilise des serviettes nettoyantes spécial chat. On le brosse (tous les jours pour un chat à poil long et tous les deux jours pour un chat à poil court).

-On passe tout les jours l’aspirateur chez soi.

-On lave ses draps très régulièrement à l’eau chaude.

-On investit des filtres à air, qui permettent de purifier l’air.

-On aère son intérieur vingt minutes par jour.

-Après un câlin à son chat, on se lave les mains.

Le dodo qui peut virer au cauchemar

Dormir avec son chat la nuit est très agréable. Tout doux, sa tendance à se prélasser et son ronronnement sont de véritables déstressants. Mais si on a un terrain allergique et asthmatique, voici un plaisir qu’il faut hélas oublier et lui interdire l’accès à la chambre. En effet, allongé, sur le lit, c’est le moment idéal pour faire sa toilette et donc libérer davantage de Fel d 1. Et c’est sans compter les acariens et autres poussières qu’il transporte dans ses poils et dépose sur notre couette. C’est parfois un moment difficile à passer: notre chat miaule devant notre porte, gratte… mais très vite, il prendra l’habitude d’aller dormir ailleurs, surtout si on lui a aménagé des coins sympas dans la maison.

Kelly.B